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On Air Fitness vise 145 clubs d'ici fin 2026

On Air Fitness vise 145 clubs d'ici fin 2026 avec deux ouvertures en août et une expansion en Europe et au Maroc portée par l'expérience en club.

Two staff members walk through a spacious, newly opened premium gym floor with rows of equipment.

On Air Fitness vise 145 clubs d'ici fin 2026

On Air Fitness accélère. La franchise française fondée par Jacques Bolle ne cache plus ses ambitions : 145 établissements ouverts d'ici la fin de l'année 2026, avec deux nouvelles ouvertures confirmées en août, l'une en Catalogne et l'autre près de Périgueux, à Trelissac en Dordogne. C'est une trajectoire de croissance qui mérite qu'on s'y attarde sérieusement.

Ce n'est pas juste une question de chiffres. La stratégie déployée par On Air illustre quelque chose de plus structurant pour le secteur : comment un réseau de salles mid-market peut se développer à grande échelle en Europe et en Afrique du Nord sans se battre uniquement sur le prix.

Deux ouvertures en août, une logique géographique assumée

L'ouverture en Catalogne s'inscrit dans la continuité du déploiement espagnol, déjà bien engagé. Celle de Trelissac, en revanche, dit quelque chose de différent sur la stratégie de On Air en France.

Trelissac, c'est une commune de l'agglomération périguordine. Pas Paris, pas Lyon, pas Bordeaux. On Air choisit délibérément les marchés secondaires et tertiaires français, là où les loyers sont plus accessibles, où la concurrence des opérateurs établis est moins frontale, et où la demande en salle de qualité est souvent sous-servie.

C'est un pari cohérent. Dans les grandes métropoles françaises, le coût d'entrée pour un réseau en croissance est élevé, et les acteurs en place, qu'il s'agisse de Basic-Fit, Neoness ou des indépendants, occupent déjà le terrain. Les marchés de taille intermédiaire offrent un rapport entre potentiel de membres et coût opérationnel bien plus favorable.

Pour un franchisé, ça change aussi l'équation de rentabilité. Moins de pression sur le seuil de rentabilité, une base de membres plus facilement fidélisable dans un bassin de population plus restreint.

Un déploiement européen et nord-africain sans complexe

On Air Fitness est déjà présent au Maroc, en Italie, en Espagne et au Portugal. La Belgique est annoncée comme prochaine étape. Ça positionne la marque comme l'un des réseaux de salles mid-market les plus actifs dans l'expansion continentale en ce moment.

Ce périmètre géographique n'est pas anodin. Le Maroc représente un marché fitness en forte croissance, avec une classe moyenne urbaine qui consomme davantage de services bien-être depuis quelques années. L'Espagne et le Portugal partagent une culture du sport collectif et de la salle qui rend l'implantation franchise relativement fluide. L'Italie, marché plus complexe culturellement, teste la robustesse du modèle.

La Belgique, ensuite, c'est un marché francophone partiel, ce qui facilite le transfert de la culture de marque sans refonte totale des supports. Du coup, on comprend mieux pourquoi Jacques Bolle cible ce pays avant d'aller plus loin en Europe du Nord.

Ce type d'expansion multimarchés simultanée est rare à ce niveau de maturité pour un réseau de cette taille. Ça demande une standardisation des process opérationnels, une formation franchisé solide et une identité de marque suffisamment claire pour traverser les frontières sans se diluer.

L'expérience en club comme levier de différenciation

Le vrai sujet, là où On Air joue sa crédibilité à long terme, c'est sur son positionnement expérientiel. La marque ne cherche pas à être la moins chère. Elle cherche à créer quelque chose qu'on n'oublie pas une fois qu'on l'a vécu en club.

C'est une direction que d'autres acteurs empruntent aussi. EoS Lux aux États-Unis construit exactement sur ce principe : des clubs qui justifient un ticket d'entrée plus élevé grâce à un environnement immersif, des équipements premium et une ambiance travaillée. Crunch, de son côté, a testé ce même principe sur son déploiement Pilates, avec des résultats probants en termes de rétention membre.

La logique est simple : dans un marché où les options low-cost sont partout, ce qui fidélise, c'est pas le prix. C'est la qualité de ce que tu vis pendant ta séance. L'éclairage, la musique, la disposition des équipements, la cohérence de l'atmosphère entre les clubs du réseau. Tout ça construit une raison de revenir qui va au-delà du simple accès à des haltères.

Et ça rejoint quelque chose qu'on sait côté pratiquant : les personnes qui restent en salle sur le long terme, c'est rarement celles qui ont signé pour le tarif le plus bas. C'est celles qui ont trouvé un endroit où elles se sentent à leur place, où la salle est un espace de vie autant qu'un outil d'entraînement.

Ce que ça change pour les opérateurs qui évaluent un modèle franchise

Pour quelqu'un qui évalue aujourd'hui l'opportunité d'ouvrir une salle en franchise, la trajectoire de On Air apporte des enseignements concrets.

D'abord, la différenciation par l'expérience n'est pas réservée aux marques ultra-premium. On Air se positionne en mid-market, ce qui signifie que le positionnement immersif peut coexister avec un tarif adhérent raisonnable, à condition que l'exécution soit rigoureuse.

Ensuite, les marchés secondaires ne sont pas des marchés de consolation. La Dordogne, la Catalogne hors Barcelone, les villes belges moyennes : ce sont des terrains où la demande existe, où la concurrence est moins dense, et où un opérateur bien accompagné peut construire une base solide. Le rapport entre investissement initial et potentiel de retour peut être plus favorable que dans une grande métropole saturée.

Enfin, l'internationalisation d'un réseau comme On Air prouve que la standardisation de l'expérience en club est faisable à l'échelle. Un franchisé qui intègre ce réseau aujourd'hui bénéficie d'un savoir-faire testé sur plusieurs marchés culturellement différents, ce qui réduit le risque d'erreur d'adaptation locale.

  • Marchés ciblés : France (dont villes secondaires), Maroc, Italie, Espagne, Portugal, Belgique (en cours)
  • Objectif 2026 : 145 établissements au total
  • Ouvertures août 2026 : Trelissac (Dordogne) et Catalogne
  • Positionnement : mid-market expérientiel, différenciation par l'ambiance et l'immersion en club

Pourquoi l'expérience en salle va continuer à gagner du terrain

Bah en fait, on est à un moment charnière pour le fitness européen. La pandémie a rebattu les cartes, les habitudes d'entraînement ont changé, et les pratiquants qui sont revenus en salle l'ont fait avec des attentes plus élevées qu'avant. Ils savent faire des séances à domicile, ils savent utiliser des applis, ils connaissent le contenu fitness en ligne.

Si tu choisis une salle physique aujourd'hui, c'est parce que tu cherches quelque chose que l'écran ne peut pas te donner. Le feeling d'un espace conçu pour ça, l'énergie collective, l'environnement qui te pousse à aller plus loin dans ton programme. C'est exactement ce que les réseaux comme On Air cherchent à cristalliser.

La recherche en comportement sportif va dans ce sens aussi. Les données sur la fréquence des séances et la longévité montrent que la régularité est le facteur numéro un, et la régularité, elle se construit dans un environnement où tu as envie de revenir. L'expérience en club n'est pas un luxe : c'est un levier d'adhérence.

Le développement de technologies immersives en salle, les investissements massifs dans les wearables et les outils de suivi de performance, tout ça converge vers une même direction. Avec 1,52 milliard de dollars levés sur le segment wearables en 2026, les clubs qui savent intégrer cette dimension technologique dans leur expérience physique ont une longueur d'avance évidente.

On Air Fitness a compris que dans un marché où le low-cost reste accessible à deux clics, la bataille ne se gagne pas sur le tarif. Elle se gagne sur ce que le pratiquant ressent entre le moment où il pousse la porte et celui où il repart après sa séance. 145 clubs d'ici fin 2026, c'est un objectif ambitieux. Mais la direction prise pour y arriver est cohérente.

Et pour les franchisés comme pour les pratiquants, les preuves continuent de s'accumuler sur le fait que la musculation régulière, dans un cadre qui donne envie de s'y tenir, est l'un des investissements santé les plus rentables qui soit.