Puma RB Nitro Elite 2 : premier regard sur la nouvelle arme de course de Puma
Puma vient de lever le voile sur la RB Nitro Elite 2, et c'est clairement la chaussure sur laquelle la marque au félin mise pour s'imposer durablement dans le segment ultra-compétitif des super-chaussures à plaque carbone. Après un premier modèle qui avait su convaincre une partie de la communauté running sans pour autant détrôner les références Nike et Adidas, la version 2 promet des évolutions substantielles. On fait le tour de ce qui change vraiment.
Ce que Puma a changé dans la semelle intercalaire
Le coeur du réacteur, c'est la mousse. La RB Nitro Elite 2 embarque une version retravaillée du compound NITRO Elite, la mousse à base de mousse de polyuréthane thermoplastique expansée à l'azote que Puma utilise depuis quelques années. Par rapport à la première génération, la densité a été revue à la baisse sur la partie avant-pied, ce qui se traduit par un rebond encore plus vif et une réponse plus immédiate à chaque foulée.
La hauteur de stack est légèrement augmentée, avec environ 39 mm au talon et 35 mm à l'avant-pied selon les premières données techniques communiquées par Puma. C'est un écart de drop de 4 mm, identique au modèle précédent, mais avec une base de mousse plus généreuse qui devrait mieux absorber les chocs sur les longues distances.
Du côté du poids, Puma annonce moins de 200 g pour une pointure 42 (UK 8). C'est dans la norme haute du segment, mais pas un record. L'objectif clairement affiché, c'est pas de battre les Adios Pro Evo sur la balance, mais de proposer un équilibre entre légèreté et durabilité accrue. Bah en fait, Puma a tiré les leçons des critiques sur la durée de vie trop courte de la V1.
La plaque carbone : nouvelle géométrie, nouvelle dynamique
La plaque carbone de la RB Nitro Elite 2 est sans doute la mise à jour la plus significative. Puma a modifié l'angle de courbure en travaillant sur ce qu'on appelle la géométrie propulsive : la plaque est désormais plus incurvée dans la zone métatarsienne, ce qui accentue l'effet de catapulte lors de la phase de poussée.
Sur la V1, certains coureurs reprochaient à la plaque d'être un peu trop rigide dans la partie centrale, créant une sensation de blocage qui n'aidait pas les coureurs avec une foulée attaquant par le milieu du pied. La V2 corrige le tir avec une légère flexibilité additionnelle dans la zone médiane, tout en conservant une rigidité maximale à l'avant pour ne rien perdre en propulsion.
T'es un coureur qui aime sentir la chaussure "travailler" sous ton pied plutôt qu'une planche rigide ? Ce réglage devrait te correspondre. C'est pas une révolution structurelle, mais une optimisation bien ciblée qui élargit le profil de coureur compatible avec la chaussure.
Pour aller plus loin sur la façon dont la mécanique de ta foulée influence tes performances en compétition, jette un oeil aux tactiques de course sur 5 km et 10 km qui font vraiment la différence, un guide très concret sur le pacing et le positionnement en fonction de tes forces.
Upper, fit et ressenti global
L'upper de la RB Nitro Elite 2 adopte un tissu mesh encore plus fin que sur la V1, avec une trame orientée pour maximiser la ventilation sur les longues séances par temps chaud. Puma a conservé le système de laçage asymétrique qui avait bien fonctionné, mais ajoute une bande de maintien latérale en matière thermosoudée pour mieux contenir le pied dans les virages et les changements de direction.
Le maintien au niveau du talon a été renforcé. C'était un des reproches récurrents sur la V1 : le heel counter était un peu trop souple pour les coureurs avec un talon fin. La V2 intègre un contrefort plus structuré qui devrait coller aux différentes morphologies de pied sans pour autant étouffer la sensation de légèreté.
Du côté de la semelle extérieure, Puma reconduit son compound PUMAGRIP avec une disposition en pods stratégiques sous l'avant-pied et le talon. La couverture est légèrement étendue par rapport à la V1, ce qui améliore l'adhérence sur route mouillée, un point souvent sous-estimé quand on parle de super-chaussures.
- Pointure : Puma recommande de prendre sa pointure habituelle. Le toe box est légèrement plus large qu'avant, ce qui est une bonne nouvelle pour les pieds légèrement étalés.
- Chaussette : Le modèle est conçu pour être porté avec une chaussette de course ultra-fine. Avec une chaussette épaisse, le fit peut devenir un poil serré en milieu de pied.
- Lacets : Les lacets plats fournis sont courts par rapport à d'autres modèles. Plusieurs testeurs ont signalé qu'ils glissent facilement pendant la course.
Pour quel type de coureur et quelles distances ?
La RB Nitro Elite 2 est clairement taillée pour le marathon et le semi-marathon. La combinaison d'une mousse réactive mais confortable et d'une plaque moins agressive que certains concurrents en fait une option sérieuse pour les coureurs qui cherchent de la performance sur la distance sans sacrifier leur confort sur les 30 derniers kilomètres.
Sur 10 km et en dessous, elle peut fonctionner, notamment pour des coureurs qui ciblent des temps entre 35 et 42 minutes. Mais sa stack épaisse et son profil légèrement plus doux qu'un modèle purement orienté vitesse la rendent moins pertinente face à des chaussures conçues spécifiquement pour les courtes distances.
Si tu te prépares pour un objectif printanier et que tu regardes le calendrier des grands événements, la 17e édition du Casablanca Marathon 2026 est un bon exemple de course labellisée World Athletics où ce type de chaussure peut vraiment exprimer tout son potentiel.
Les coureurs trail? C'est clairement pas pour eux. La semelle extérieure n'est pas adaptée au hors-piste et la stack haute peut devenir dangereuse sur terrain irrégulier. Si tu cherches à comprendre comment bien choisir en fonction du terrain, le guide sur les leçons trail 2026 qui redéfinissent la discipline pose les bases de façon très complète.
Du côté des coureurs vétérans, la V2 mérite une attention particulière. La mousse plus douce et le drop conservé à 4 mm en font une option accessible aux coureurs qui ont besoin d'un peu plus de protection articulaire sans renoncer à la dynamique d'une super-chaussure. Et si tu travailles ta préparation physique complémentaire, tu sais déjà que 4 minutes de muscu par jour suffisent après 60 ans pour maintenir une base musculaire solide autour des chevilles et des genoux, ce qui change vraiment la relation avec une chaussure à plaque.
Ce qu'on attend avant de trancher
On est sur un premier regard, basé sur les données techniques officielles et les retours des premiers testeurs invités par Puma. On n'a pas encore chaussé la V2 sur nos propres séances de test. Ce qui va être déterminant, c'est le comportement de la mousse au-delà du 30e kilomètre, la tenue du heel counter sur la durée, et surtout la durabilité globale du compound face aux 300 à 400 km qu'on attend d'une chaussure de compétition.
Puma annonce une disponibilité commerciale pour début 2026 avec un prix en ligne avec les standards du segment, autour de 250 à 280 euros. C'est pas donné, mais c'est le ticket d'entrée du marché des super-chaussures premium.
On te reviendra avec un test complet dès qu'on aura accumulé suffisamment de kilomètres sur différentes surfaces et allures. D'ici là, si tu es en train de planifier ta base hivernale après la saison d'automne, c'est le bon moment pour réfléchir à l'équipement qui accompagnera tes prochains objectifs de course.